L’année dernière, le philosophe Luc de Brabandère nous disait : “dans la pratique, certaines personnes remercient ChatGPT pour ses réponses, ce qui n’a à mes yeux aucun sens : je ne remercie pas mes lunettes parce qu’elles me permettent de mieux voir !” (pour ceux qui ont raté le coche, vous pouvez retrouver le podcast de cette rencontre…
Pourtant, selon une étude du groupe de presse anglais Future, près de 70 % des utilisateurs (américains et anglais) sont polis avec les outils d’intelligence artificielle générative qu’ils utilisent, le reste estimant que la politesse est une perte de temps ou sans intérêt.
Dans les répondants faisant preuve de courtoisie, la grande majorité - 80 % - estiment qu’il est normal de dire “merci” ou “s’il vous plaît”. 12 % de ceux-ci emploient ces formules “au cas où l'IA se soulèverait, misant sur leur politesse antérieure pour survivre”.
Pensez : critique !
Cette humanisation pose question, sachant que les utilisateurs d’IA génératives sont de plus en plus nombreux. OpenAI revendique 400 millions d'utilisateurs hebdomadaires et la version mobile de ChatGPT se classe dans le top 10 des applications les plus téléchargées sur l’App Store et le Google Play Store. De son côté, Le Chat de Mistral AI a passé le cap du million de téléchargements sur smartphones le 19 février dernier.
Dernièrement, Microsoft et l’Université Carnegie Mellon se sont intéressés aux usages des IA génératives par les “travailleurs du savoir” dans l’étude “The impact of generative AI on critical thinking : self-reported reductions in cognitive effort and confidence effects from a survey of knowledge workers”. “La confiance portée aux IAG réduit l’effort de pensée critique”, peut-on y lire. “Une plus grande confiance en ses compétences engendre plus d’effort cognitif. L’utilisation de ces outils déplace la réflexion critique vers la vérification de l’information ou vers l’intégration de la réponse dans leur travail…” À bon entendeur…
Archimag / Sivagami Casimir - Edito Le Brief de l'IT n°53 du 25 février 2025
Algorithmes sournois, intelligence artificielle et pensée critique
Rencontre avec Luc de Brabandère
Pourtant, selon une étude du groupe de presse anglais Future, près de 70 % des utilisateurs (américains et anglais) sont polis avec les outils d’intelligence artificielle générative qu’ils utilisent, le reste estimant que la politesse est une perte de temps ou sans intérêt.
Dans les répondants faisant preuve de courtoisie, la grande majorité - 80 % - estiment qu’il est normal de dire “merci” ou “s’il vous plaît”. 12 % de ceux-ci emploient ces formules “au cas où l'IA se soulèverait, misant sur leur politesse antérieure pour survivre”.
Pensez : critique !
Cette humanisation pose question, sachant que les utilisateurs d’IA génératives sont de plus en plus nombreux. OpenAI revendique 400 millions d'utilisateurs hebdomadaires et la version mobile de ChatGPT se classe dans le top 10 des applications les plus téléchargées sur l’App Store et le Google Play Store. De son côté, Le Chat de Mistral AI a passé le cap du million de téléchargements sur smartphones le 19 février dernier.
Dernièrement, Microsoft et l’Université Carnegie Mellon se sont intéressés aux usages des IA génératives par les “travailleurs du savoir” dans l’étude “The impact of generative AI on critical thinking : self-reported reductions in cognitive effort and confidence effects from a survey of knowledge workers”. “La confiance portée aux IAG réduit l’effort de pensée critique”, peut-on y lire. “Une plus grande confiance en ses compétences engendre plus d’effort cognitif. L’utilisation de ces outils déplace la réflexion critique vers la vérification de l’information ou vers l’intégration de la réponse dans leur travail…” À bon entendeur…
Archimag / Sivagami Casimir - Edito Le Brief de l'IT n°53 du 25 février 2025
Algorithmes sournois, intelligence artificielle et pensée critique
Rencontre avec Luc de Brabandère